Die Französische Botschaft in Saarbrücken

1951 ist die politische Struktur des Saargebietes noch ein Provisorium. Eine wichtige Rolle spielt der Hohe Kommissar Gilbert Grandval, dessen „Haut Commissariat“ 1951 in die „Mission Diplomatique Française en Sarre“ umgewandelt wird und der Georges-Henri Pingusson (1894-1978) mit dem Bau einer Botschaft beauftragt.

Die Botschaft symbolisierte ein Zeichen des Friedens zwischen den Völkern, und repräsentierte die „Grande Nation“ und deren Kultur. Durch die Grundkonzeption und die Dimensionen der Gebäudegruppe spiegelt sie den Macht- und Repräsentationsanspruch Frankreichs an der Saar wider. Sie verkörpert bis heute eine wichtige Etappe der Nachkriegsgeschichte des Landes.

Pingusson zur Seite gestellt wurden die beiden deutschen Architekten Bernhard Schultheis und Hans Bert Baur. Nach mehreren Vorentwürfen entstand der Realisierungsplan mit der charakteristischen funktionalen und formalen Trennung von Residenz mit Wohntrakt im Flachbau und Verwaltungsbau im Hochhaus. Das Büro des Botschafters fungiert als Bindeglied. Den fast 100 m langen, aber nur 8m breiten Verwaltungstrakt mit Dachterrasse heben Pilotis vom Boden ab. Die im Gesamtensemble herausragende Rolle des Repräsentationstraktes wird durch einen „Ehrenhof“ im Norden und einer großzügigen Gartentreppe im Süden betont. Innen nimmt die gesamte Länge des Corps-de-Logis eine zweigeschossige Halle ein mit Wandteppichen von François Arnal (1924-2012) an den Stirnwänden. Die raumbreite Marmortreppe führt in das obere Gartengeschoss, einem lichtdurchfluteten Raumkontinuum von höchster Flexibilität und beeindruckender Transparenz. Bewegliche Wandelemente und Klappwände unterteilen den großen Festsaal in einzelne Räume.

Detail im Büro des Ministers © Marco Kany
Detail im Büro des Ministers © Marco Kany

Die Ausstattung des Botschafterbüros durch den Innenarchitekten Raphaël Raffel, genannt Raphaël (1912-2000), ist besonders kostbar. Die Möbel des Veranstaltungs-Foyers und des zwischenzeitlich bis zur Unkenntlichkeit veränderten Mitarbeiter-Casinos im obersten Geschoss des Hochhauses, stammten von Jacques Dumond (1906-1988).

Der Gebäudekomplex hat im Laufe seines Bestehens eine Reihe von Veränderungen erfahren; in seinen wesentlichen Bauteilen ist er jedoch fast vollständig erhalten. Es können lediglich die Kunstwerke von Boris Kleint (1903-1996) aus dem Casino als verloren gelten.

Seit 1960 war das Gesamtensemble Kulturministerium und wurde 2014 für eine Sanierung geräumt. Die Aufnahme des Gebäudes in die Denkmalliste 1985 erfolgte wegen seiner historischen Bedeutung und der kunsthistorischen, künstlerischen und städtebaulichen Werte.

Innenansicht Pingusson Bau © Heiko Lukas
Innenansicht Pingusson Bau © Heiko Lukas

L’ambassade de France à Sarrebruck

En 1951, la structure politique du Territoire de la Sarre est encore provisoire. Le Haut Commissaire Gilbert Grandval, dont le « Haut Commissariat » sera reconverti en « Mission Diplomatique Française en Sarre », y tient un rôle important, et chargera l’architecte Georges-Henri Pingusson (1894-1978) de la construction de l’Ambassade.

L’Ambassade symbolise la paix entre les peuples, tout en représentant la « Grande Nation » et sa culture. Par sa conception d’ensemble et par les dimensions du groupement d’immeubles, elle visualise le pouvoir et l’exigence de représentativité de la France en Sarre. Elle représente jusqu’à ce jour une étape importante de l’histoire de l’après-guerre de la Sarre.

Les deux architectes allemands Bernhard Schultheis et Hans Bert Baur furent chargés d’assister Pingusson dans sa mission. Après plusieurs avant-projets, il sera tracé un plan d’exécution révélant la séparation fonctionnelle et formelle entre l’aile résidentielle située dans la partie basse de l’ensemble, et les services administratifs dans l’immeuble à étages, le bureau de l’Ambassadeur assurant la jonction. Le bâtiment administratif, couronné par une toiture-terrasse, de presque 100 mètres de longueur, mais dont l’épaisseur n’est que de 8 mètres, est détaché du sol par des pilotis. Le rôle de l’aile de représentation, comme il apparaît dans le plan d’ensemble, est souligné par une Cour d’Honneur au nord et par un vaste escalier ouvrant sur le parc au sud. A l’intérieur, et sur la longueur du Corps-de-Logis, s’ouvre sur deux niveaux un hall dont les façades en bout portent des tapisseries de François Arnal (1924-2012). L’escalier monumental de largeur de hall mène au niveau rez-de-jardins dans un lumineux continuum d’espaces d’une grande flexibilité et d’une transparence impressionnante. Des éléments de cloisons mobiles et de murs pliables partitionnent la grande salle des fêtes en espaces distincts.

L’aménagement intérieur du bureau de l’Ambassadeur par le décorateur Raphaël Raffel, dit Raphaël (1912-2000), est particulièrement précieux. Les meubles du foyer d’accueil et ceux du casino du personnel –entre temps rendu méconnaissable par des travaux de transformation- situé au dernier étage du bâtiment administratif, sont de Jacques Dumond (1906-1988).

L’ensemble des bâtiments du complexe de l’Ambassade a subi des modifications depuis sa construction ; dans ses parties essentielles il est toutefois intégralement préservé. On pourrait cependant considérer les œuvres d’art de Boris Kleint (1903-1996) du casino comme étant perdues.

Depuis 1960, l’ensemble hébergeait le Ministère de la Culture, pour être libéré en 2014 en vue d’une campagne de restauration. L’inscription de l’immeuble dans l’Inventaire des Monuments Historiques en 1985 est justifiée par sa signification historique, pour ses valeurs patrimoniales d’Histoire de l’Art, et pour celles à caractère artistique et urbanistique.

Marlen Dittmann/Axel Böcker. Traduction : Jean-Marie Helwig

Literatur

❏ Baudouï, Rémi (1991). “La reconstruction française en Sarre (1945-1950)”. in: Vingtième Siècle, revue d’histoire Année Volume 29 Numéro 1. S. 57-66.

❏ Dittmann, Marlen (1998). “Erziehung durch Baukunst. Architektur und Stadtplanung als Bedeutungsträger in Metz und Saarbrücken”. In: Grenzenlos. Ausstellungskatalog. Saarbrücken: Historisches Museum Saar.

❏ Dittmann, Marlen; Kolling, Dietmar (2012). Georges-Henri Pingusson und der Bau der Französischen Botschaft in Saarbrücken. Saarbrücken.

❏ dwb Saar (2014). Es lohnt sich! Teil Zwei. Ein Workshop. Ideen zur zukunftsfähigen Nutzung der ehemaligen französischen Botschaft in Saarbrücken von Georges-Henri Pingusson. 15-16.10.2014. Veranstalter: Deutscher Werkbund Saarland e.V.

❏ dwb Saar, Institut für aktuelle Kunst, Hrsg. (2014). Die ehemalige Französische Botschaft in Saarbrücken von Georges-Henri Pingusson: Ein Monument deutsch-französischer Baukultur im Saarland / L‘ancienne ambassade de France à Sarrebruck de Georges-Henri Pingusson : Un monument de la culture architecturale franco-allemande en Sarre. Saarbrücken: Verlag St. Johann.

❏ Kugler, Lieselotte; Dittmann, Marlen. Von der Trümmerzeit zum Wiederaufbau. Georges-Henri Pingussons Neuordnungspläne für Saarbrücken nach 1945. CD-Rom. Hg. vom Historischen Museum Saar.


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